Le camp des Glairons à Saint-Martin-d'Hères, un bidonville des temps modernes.
Ce mardi 26 juillet au petit matin, important déploiement des forces de l'ordre rue des Glairons à Saint-Martin-d'Hères (Isère). Un camp de roms, installé depuis septembre 2010, était cerné par les policiers venus distribuer des avis d'expulsion à 65 adultes.
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Le but était de notifier une décision de justice prise le 4 juillet dernier. Ces roms sont désormais sous le coup d'OQTF, d'obligations de quitter le territoire français.
<<< En vidéo, le reportage de D. Borrely et B. Courtadon
Si 65 adultes sont concernés, on estime à 120 le nombre de personnes vivant dans ce bidonville, tous originaires d'un village de Roumanie détruit par les inondations il y a 3 ans, selon leurs dires.

Intensifier la destruction des camps de fortune, c'était l'un des engagements de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010 lors du discours de Grenoble. Depuis, plusieurs camps ont été fermés dans l'agglomération grenobloise, mais celui de Saint-Martin-d'Hères était passé "entre les mailles du filet".
Ces roms vivent derrière des haies, entre des entrepôts, dans une zone industrielle. Quelques caravanes, des baraquements mais pas de toilettes ni d'électricité."On vit comme des chiens", témoigne cet habitant, "mais je veux rester en France et qu'on me donne le droit de travailler. Je suis roumain donc citoyen européen, je ne comprends pas pourquoi ce n'est pas possible".
L'avocate de ces réfugiés a décidé de présenter un recours devant le tribunal administratif et elle a bon espoir. Récemment des roms installés dans un camp de fortune à Saint-Etienne ont obtenu gain de cause, leur présence sur un terrain privé ne justifiant en rien leur retour au pays.



