La face visible de la surveillance de l'atmosphère grenobloise à l'Institut Laue-Langevin

La face visible de la surveillance de l'atmosphère grenobloise à l'Institut Laue-Langevin

La balise installée à l'Institut Laue-Langevin de Grenoble a détecté des poussières radioactives.

Depuis le début de la catastrophe de Fukushima, tous les regards sont tournés vers l'Institut Laue-Langevin. En raison de la présence d'un petit réacteur nucléaire d'expérimentation dans ses murs, l'Institut mesure en permanence la radioactivité. Et ce qui devait arriver est arrivé, la balise de l'Institut a relevé des traces d'iode et de césium.

 Vidéo

Un mât de 100 mètres bardé d'instruments, à l'Institut Langevin c'est la face visible de la surveillance de l'athmosphère. Cette balise complète un local dédié à la mesure de la radioactivité. C'est l'une des 170 balises déployées sur le territoire français pour détecter la pollution nucléaire. Ce réseau national s'appuie sur des laboratoires scientifiques dont l'Institut, qui emploie 8 personnes à cet effet. Les prélèvements effectués dans l'atmosphère y sont ensuite analysés.

 

Les derniers résultats montrent la présence de poussières légèrement plus radioactives que la moyenne : de l'Iode 131 et du Césium 134 à l'état de traces. Il n'y a aucun danger étant donné que cette radioactivité est inférieure à la radioactivité naturelle dans le secteur. Mais cela prouve que le "nuage" de Fukushima est bien passé par là.

 

Des prélèvements d'eau de pluie ont été faits. Les résultats sont attendus très prochainement.

 

En vidéo, voyez notre reportage tourné à l'Institut le 22 mars dernier, à l'heure où le "nuage" était annoncé en France.

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