le chien patou
En mars, le parquet avait requis une peine d'amende à l'encontre de Nicolas Peccoz pour, symboliquement, adresser une "mise en garde aux éleveurs". Le tribunal correctionnel d'Albertville lui a accordé la relaxe, comme l'avait demandé son avocat. L'éleveur explique qu'on pousse sa profession à faire l'acquisition de patous pour contrer le loup.
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Lors des débats, le 15 mars derniers, une vingtaine d'éleveurs étaient venus à Albertville pour soutenir leur collègue qui comparaissait pour répondre des actes de l'un de ses chiens patous. La bête avait mordu, le 18 août 2009, deux randonneurs en Haute-Tarentaise, sur l'alpage de Celliers, au dessus de la Léchère.
Avec ses 350 moutons, Nicolas Peccoz, originaire de la Drôme, pratique la transhumance depuis son installation en 2005. Il dénonce les contradictions de l'Etat : "La cohabitation avec le loup est ingérable telle qu'elle est mise en œuvre aujourd'hui ".
En effet, en France, l'Etat demande aux éleveurs de se doter de chiens patous pour protéger leurs moutons des attaques du loup. Mais le patou, élevé au sein du troupeau, peut se révéler agressif vis-à-vis de quiconque s'en approche.
"Je ne veux faire ni le procès du loup, ni celui du patou pour éviter de tomber dans un débat plus passionnel que judiciaire", avait expliqué le procureur."Les éleveurs doivent protéger leurs troupeaux mais ne pas laisser leurs chiens divaguer".
Le Tribunal a donc estimé que l'éleveur n'avait pas manqué à ses responsabilités.



