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L'art-thérapie ou l'art de chasser les problèmes au cours d'ateliers à Grenoble

La pratique n'est pas nouvelle, mais elle tend à se développer. L'art-thérapie consiste à favoriser les pulsions créatrices à travers le dessin, le chant... pour, sinon soigner, du moins chasser certains problèmes. "Entre nous", la rubrique des belles idées de France 3 Alpes, a suivi un atelier. 

  • Par Céline Aubert
  • Publié le 30/10/2013 | 12:32, mis à jour le 30/10/2013 | 16:10
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Isabelle Reboul est art-thérapeute à Grenoble. Pour exercer, elle a suivi une formation professionnelle d'art-thérapeute certifiée par l'Etat et accréditée par la Fédération Française d'Art thérapie. Dans ses ateliers, on peint, on dessine, on chante. En un mot, on crée, c'est la base de la thérapie. 

"L'art-thérapie, c'est mieux utiliser sa tête, plus laisser parler ses émotions... Lâcher le cerveau, c'est génial", explique une patiente. Prendre de la distance avec ses soucis, comprendre qu'on a des problèmes, et qu'on est pas LE problème, c'est ce que leur explique l'art-thérapeute. 

L'art-thérapie, une pratique née au XIXe siècles


Elle s'appuie sur la psychanalyse et la psychologie clinique. Elle se fonde également sur des courants artistiques comme l'art brut de Jean Dubuffet et André Breton, ou l'ergo-thérapie. L'art-thérapie consiste à créer les conditions favorables au dépassement des difficultés personnelles, en stimulant les capacités créatrices. Les patients participent à des ateliers guidés par des psychologues et des art-thérapeutes. 

L'art-thérapie peut se pratiquer en institution médico-sociale ou de soin (foyer de vie, hôpital de jour, unité d'hospitalisation complète, EHPAD, maison de retraite...) ou en exercice libéral, dans le cabinet d'un psychologue ou l'atelier d'un art-thérapeute.

L'art-thérapie est également pratiquée en milieu hospitalier, soins palliatifs ou cancérologie. Au CHU de Grenoble-La Tronche, le professeur Dominique Plantaz, responsable du service d'oncopédiatrie explique que "ça participe à l'amélioration du vécu des soins."

La pratique est très répandue dans le cas de maladies psychiatriques, mais encore peu pour les pathologies somatiques, organiques. Par manque de moyens essentiellement.

   >>> + d'infos sur www.ffat-federation.org

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