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La prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) bloquée par le personnel

Un peu plus d'une soixantaine d'employés du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier bloquaient ce jeudi matin l'entrée de la prison afin de demander des embauches, au lendemain de l'agression à la lame de rasoir d'un surveillant par un détenu.

  • France 3 Alpes
  • Publié le 07/02/2013 | 10:55, mis à jour le 07/02/2013 | 19:10
Un peu plus d'une soixantaine d'employés du centre pénitentiaire ont bloqué l'entrée de la prison © France 3 Alpes
© France 3 Alpes Un peu plus d'une soixantaine d'employés du centre pénitentiaire ont bloqué l'entrée de la prison
"Aucune entrée et sortie n'est possible depuis 6H00 du matin en dehors du personnel médical. L'ensemble du personnel, y compris les services administratifs, n'a pris le travail", a indiqué Alain Chevallier, secrétaire général adjoint du syndicat Ufap Unsa-Justice.

Vingt agents de l'Eris (Equipe régionale d'intervention et de sécurité, chargée de gérer les situations de crise en détention) sont arrivés en début de matinée pour assurer la sécurité au sein de l'établissement, selon le syndicat.

Nouvelle agression, nouvelle mobilisation à St Quentin-Fallavier
Hier une nouvelle agression, très violente, a eu lieu à la prison de St Quentin-Fallavier. Un gardien a failli perdre un oeil. C'est la 5e agression depuis le début de l'année. Il y en a eu 80 en 2012.


"L'appel à la mobilisation" a été lancé par les syndicats Ufap et FO à la suite de l'agression mercredi 6 février d'un surveillant par un détenu placé en quartier disciplinaire qui lui a porté des coups de lame de rasoir au visage.

Le détenu, qui avait été mis à l'écart pour des faits de même nature envers le personnel, s'était jeté sur le surveillant qui venait de lui ouvrir la porte. Quinze
jours d'incapacité totale de travail ont été prescrits à l'agent.

"On attend du personnel supplémentaire. Il manque 25 surveillants à la prison qui compte 300 détenus pour 187 places. Il faut faire baisser cette surpopulation et revoir les règles de travail aujourd'hui caduques comme celles qui concernent le nombre d'agents par étage", a expliqué M. Chevallier.

En fin d'après-midi, l'inter-syndicale décidait de retenir la date du 14 février 2013 pour organiser une nouvelle journée de blocage "si l'autorité administrative ne donne pas un signal fort quant au soutien qu'elle se doit d'apporter à son personnel."

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