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"Le gamin" est-il le commanditaire du meurtre de la prison de Varces ?

Le procès autour de l'exécution inédite d'un détenu de la prison de Varces en 2008 se poursuit à Lyon. Le tireur supposé, Marcel Egea, s'est suicidé mais dans le box des accusés demeure le commanditaire présumé: Mourad Bouziane dit "le gamin" dans le milieu grenoblois.

  • Par Franck Grassaud
  • Publié le 29/01/2013 | 19:44, mis à jour le 29/01/2013 | 20:09
Mourad Bouziane, 27 ans aujourd'hui © Christophe Busti
© Christophe Busti Mourad Bouziane, 27 ans aujourd'hui
Dans l'enquête sur le meurtre de Varces, des liens ont été établis entre Egea (le tireur) et l'accusé, Mourad Bouziane. Il lui faisait remettre en détention argent, vêtements et cannabis. Bien qu'il rejette toute implication, Bouziane pouvait en vouloir à la victime, le détenu Sghaïr Lamiri, qui aurait participé à un guet-apens monté en avril 2007 à Champagnier en Isère, et dans lequel un ami était mort et un autre, Oualid Mokrane, avait été grièvement blessé. L'accusé lui-même en avait réchappé de peu.

Cette journée du mardi 29 janvier aura servi à "coincer le gamin" en faisant écouter des conversations téléphoniques à travers lesquelles on comprend que Bouziane est trempé dans l'affaire, s'il est bien "le gamin" cité dans l'échange.

Procès du commanditaire du meurtre de Varces
Depuis 7 jours, le commanditaire supposé du meurtre de la prison de Varces comparaît devant les Assises du Rhône. Intervenants: Maître Ronald Gallo, Avocat de la Famille Lamiri (Partie Civile); Maître Denis Dreyfus Avocat de Mourad Bouziane (Accusé)

Mais comment ce "gamin" justement, qui n'était qu'un "lieutenant" dans son clan, aurait-il pu prendre l'initiative de commanditer le crime de Varces, à l'âge de 23 ans à l'époque?

Deux hommes qui servaient d'intermédiaires lorsque le sniper présumé était en détention, Jean-Louis Sobredo et Laurent Ubaud, sont également poursuivis pour recel du produit du crime.

Le verdict est prévu pour le 1e février dans cette affaire qui ressemble de plus en plus à des représailles entre clans sur fond de trafic de stupéfiants. Les deux années précédant l'assassinat avaient été émaillées par une série de règlements de comptes ayant fait une dizaine de morts et autant de blessés graves dans l'agglomération grenobloise.

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