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Pourquoi l'AFPA se bat pour survivre ? Reportage à Pont-de-Claix en Isère

Journée d'action, ce jeudi 22 novembre, pour les salariés de l'AFPA, l'association nationale pour la formation professionnelle des adultes qui traverse une crise sans précédent avec un déficit annoncé de 75 millions d'euros pour 2012.

  • France 3 Alpes avec l'Agence France Presse
  • Publié le 22/11/2012 | 10:32, mis à jour le 22/11/2012 | 22:41
Un stagaire se forme au sein de l'AFPA
Un stagaire se forme au sein de l'AFPA
Découverte de l'AFPA de Pont-de-Claix en Isère
Alors que l'AFPA, grand organisme de formation se bat pour survivre et mobilise tous ses slariés en ce jeudi 22 novembre, reportage à l'AFPA de Pont-de-Claix près de Grenoble.


L'AFPA, c'est quoi ?

216 centres, plus de 9000 salariés  en CDI, 15 000 lits, l'AFPA créée au lendemain de la guerre, en 1949, a pour objectif d'apporter une formation rapide mais qualifiante dans les secteurs du bâtiment ou de la métallurgie mais pas seulement, elle revendique aujourd'hui la 1ère place de formateur professionnel pour les chômeurs avec des cursus proposés pour 280 métiers.

De fait, elle affiche 160 000  stagiaires formés en 2011, dont 92 000 chômeurs, un taux de reclassement de 67% .

Les raisons de la crise


Malgré ce succès, l'association a frolé la cessation de paiement l'été dernier et pourrait terminer l'année 2012 avec 75 millions d'euros de déficit contre 50 millions en 2011.
En cause, la concurrence à laquelle doit faire face l'AFPA depuis 2009 et le passage de la commande publique aux Conseils régionaux qui fixent désormais priorités et critères de financement.

Par ailleurs, l'AFPA a subi une profonde réorganisation structurelle qui a fait disparaître nombre de relais sur le terrain sans oublier le départ vers Pôle Emploi de 900 psychologues chargés du recrutement.

Le président de l'association, Yves Barou a parlé "de changement brutal, mal préparé et non accompagné", il s'est engagé à un retour "au management de proximité."

Le ministre délégué à la formation professionnelle, le savoyard Thierry Repentin a déclaré en juillet dernier qu'il était persuadé "qu'on souhaitait voir l'AFPA disparaître" et a accusé le précédent gouvernement "d'avoir laissé cet outil sur le bord du chemin."

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